Niveau de scolarité

Le niveau de scolarité d'une population est de plus en plus considéré comme un indicateur clé du potentiel de développement socioéconomique de cette population. Que se soit le slogan québécois « qui s'instruit s'enrichit » d'il y a vingt ans ou les expressions actuelles « économie du savoir » ou « société basée sur les connaissances », l'importance de la scolarité nous est très souvent rappelée. Par ailleurs, nous connaissons aussi le phénomène des « chômeurs instruits », qui suggère que la scolarité n'est pas toujours un gage de succès social et économique.

Qu'en est-il dans la région de Québec et Chaudière-Appalaches? Pour répondre à cette question, une première étape consiste à mesurer la progression de la scolarisation dans l'ensemble de la région. Une deuxième étape est de mieux connaître les variations des niveaux de scolarité à l'intérieur de la région.

L'indicateur choisi est le niveau de scolarité atteint, complété ou non, par la population de 15 ans et plus dans chaque municipalité. Quatre niveaux sont distingués: le primaire, le secondaire, le collégial et l'université. Pour chacune des 4 années de recensement, 1981, 1986, 1991 et 1996, une carte montrant le quotient de localisation pour chacun des niveaux est confectionnée et une carte synthèse est aussi produite, qui révèle, pour chaque municipalité, le niveau scolaire dont le quotient est le plus élevé des quatre. Il s'agit donc de représenter la « dominance » du niveau atteint dans une municipalité, non pas par rapport aux autres niveaux (dans cette municipalité) mais par rapport aux autres municipalités. Par exemple, à Bernières en 1981, c'est le niveau universitaire qui domine. Cela ne veut pas dire que le pourcentage d'universitaires à Bernières est le plus élevé des quatre pourcentages pour cette municipalité mais, plutôt, qu'il est le plus élevé par rapport aux pourcentages d'universitaires dans les autres municipalités.

SYNTHÈSE