Dépendance des 65 ans et plus

Le taux de dépendance des personnes de 65 ans et plus répond à la même logique que celui des 15 ans et moins et se calcule de façon similaire, soit en divisant les effectifs de 65 ans et plus par ceux de 15 à 64 ans et en multipliant par 100. La tendance au vieillissement de la population du Canada, du Québec et de la région de Québec est bien connue. L'augmentation du taux de dépendance des 65 ans et plus est un corollaire de cette tendance. Le graphique montre une progression de ce taux qui double pratiquement, de 10 % à 20 %, entre 1961 et 1996. On notera surtout sa progression plus rapide après 1981, alors que le taux de dépendance des moins de 15 ans diminue à un rythme moindre après cette date. L'évolution de ces deux taux n'a pas tout à fait la même incidence socioéconomique, surtout en raison du fait qu'une proportion élevée des personnes de plus de 65 ans jouit désormais d'une autonomie économique tangible, en raison de la création de fonds de retraite pendant la période de bonne croissance économique, souvent appelée les « Trente glorieuses », soit de 1945 à 1975.

Il reste qu'au plan des charges sociales, l'évolution des deux taux appelle un transfert du domaine de l'éducation vers celui de la santé. En inspectant les cartes qui suivent, il faut toujours avoir à l'esprit qu'elles donnent une importance visuelle très grande aux territoires des municipalités rurales comparativement aux espaces occupés par les population urbaines et métropolitaines qui sont, par ailleurs, beaucoup plus nombreuses. Ainsi, même si aucune municipalité de la région métropolitaine n'affiche de taux très élevé, il faut savoir que, sur les quelques 130 000 personnes de plus de 65 ans dans l'ensemble de la région de Québec et Chaudière-Appalaches en 2001, environ 80 000 résident dans l'agglomération de Québec et 50 000 dans les régions d'appartenance qui l'entourent.

SYNTHÈSE