Évolution du territoire municipal

À l’échelle historique, les municipalités sont des territoires malléables. En effet, leurs frontières, au fil du temps, se sont souvent prêtées à des modifications. Les motifs sont divers mais ils tiennent le plus souvent à la dynamique économique, à l’urbanisation ou à l’évolution du réseau routier. Des raisons culturelles peuvent être aussi en cause. Bref, les territoires municipaux sont sensibles aux changements sociaux qui altèrent un tant soit peu la donne géographique locale. Il en résulte des fractionnements, des annexions, des fusions, des regroupements qui se couplent souvent à des changements de noms ou de statuts juridiques. Ces transformations procèdent en général d’une volonté locale. Il peut arriver que le gouvernement provincial, de qui dépendent les affaires municipales, en soit l’inspirateur, voire l’initiateur.

Les municipalités de la grande région n’ont évidemment pas échappé à cette tendance. Ainsi, depuis 1960, la carte municipale s’est constamment transformée. Cette évolution n’a toutefois pas complètement suivi le rythme et l’ampleur de la péri-urbanisation qui, autour de Québec et de Lévis, a engendré une véritable métropolisation d’échelle régionale. C’est pourquoi, le gouvernement provincial a senti en 2000 la nécessité de procéder à la création des nouvelles méga-cités de Québec et de Lévis.

SYNTHÈSE